Aujourd'hui je suis allée voir ma première Corrida, et je ne regrette pas du tout... malgrè tout le mal que l'on en dit, je pense que ça mérite d'être vu au moins une fois dans sa vie! Surtout que nous avons eu beaucoup de chance, on avait payé les places les moins cheres (15 euros) qui se trouvaient être tout en haut, au dernier rang, et comme certaines places n'étaient pas prises, on s'est pas génées et on s'est retrouvées au premier rang, sur les places qui coutaient jusqu'à 300 euros! Et nous avons eu la chance d'avoir devant nous, deux des plus grands toreros d'Espagne: Les frères Rivera Ordoñez, ainsi que de les avoir rencontrer à la fin!
Et maintenant place au spéctacle!
La corrida se divise en plusieurs parties:
-Le Sorteo: Le jour même de la corrida, à midi, a lieu le sorteo, répartition des taureaux entre les matadors par un tirage au sort. Deux taureaux par personne.
-L'apartado: Après le tirage au sort, les taureaux sont séparés, et placés dans des enclos sombres, jusqu'à l'heure de la corrida.
-Le paseo: La corrida commence par un défilé de tous les participants. À l’heure prévue, le président présente un mouchoir blanc ; aux accents d’un paso doble le cortège s’ébranle, précédé par les algaziles. Viennent au premier rang les trois matadors, classés par ordre d’ancienneté : à gauche (dans le sens de la marche) le plus ancien, à droite le deuxième d’ancienneté, au milieu le moins ancien. Si un torero se présente pour la première fois dans la « plaza », il avance tête nue, sinon il est coiffé du chapeau traditionnel la « montera ». Derrière suivent les peones, également classés par ancienneté, puis les picadors, eux aussi classés selon l’ancienneté.Viennent ensuite les areneros ou monosabios, employés des arènes qui ont pour fonction de remettre en état la piste entre chaque taureau.Vient enfin le train d’arrastre, attelage de mules chargé de traîner la dépouille du taureau hors de l’arène.
LE PASEO
-La Lidia:Le combat, divisé lui même en plusieurs tercio
*Le premier tercio, le tercio de pique: SORTIE DU TAUREAU: Après la sortie du taureau, le matador, et ses peones effectuent des passes de capote, pièce de toile généralement de couleur lie de vin à l’extérieur et jaune à l’intérieur, qui sert de leurre. Ces premières passes de capote permettent au matador d’évaluer le comportement du taureau.Pour aider leur matador à évaluer le comportement du taureau, les peones appellent celui-ci à tour de rôle et l’attirer vers les différents points de l’arène, l’incitant à aller au bout de sa charge. Puis le matador effectue lui-même quelques passes de capote afin de compléter son étude du taureau.
ENTREE DES PICADORS:Le rôle du picador est de tester la bravoure du taureau à l'aide de sa pique, lance en bois de hêtre de 2,60 mètres de long terminée par une pointe d’acier : la puya.En principe, il est appliqué deux piques minimum (il n’y a pas de maximum), mais en cas de taureau faible, le président peut réduire ce nombre à une seule. Lorsque par chance, le taureau fait preuve d’une bravoure exceptionnelle, une pique supplémentaire est parfois donnée avec le regatón : le picador prend sa pique à l’envers, et « pique » avec l’extrémité du manche, le regatón, et non avec la puya.
*Deuxième tercio, le tercio de banderilles: Le deuxième tercio consiste à poser les banderilles, bâtons d'environ 80 cm de long, terminés par un harpon et recouverts de papier de couleur.Les banderilles sont généralement posées par les peones , mais certains matadors les posent eux-mêmes.En principe, il est posé trois paires de banderilles. Toutefois, le président de la course peut décider d’en réduire le nombre ; le matador peut demander au président l’autorisation que soit posée une quatrième.
*Troisième tercio,le tercio de mise à mort: La faena de muleta.
La faena de muleta est le travail à pied du matador à l'aide d'un leurre en tissu rouge, la muleta. Elle prépare le taureau à la mort. À l’origine, la faena de muleta se limitait à quatre ou cinq passes ; aujourd’hui, le matador qui en ferait si peu déclencherait une énorme bronca. Tout comme celles de capote, les passes de muleta sont innombrables.
-L'estocade: ce tercio se termine par un coup d'épée dans le cou de l'animal
-La puntilla: Après l'estocade, le coup de grace est donné par l'un des peones à l'aide d'une puntilla, poignard à lame courte et large, plantée entre la base du crane et le début de la colone vertebrale, afin de détruire le cervelet et le début de la moelle épinière. Une fois le taureau mort, le public dit au revoir à l'animal en remuant un mouchoir blanc. Puis il est tiré par deux chevaux, hors de l'arène. Une fois que le torero a afronté et tué ses deux taureaux, les oreilles du dernier sont coupées, et il remercie le public.